Suzanne Abdalhadi, née en 1980 à Bagdad, grandit dans un cadre familial artistique irakien. En 2000, elle obtient un diplôme de Musique classique aux Beaux Arts de Bagdad. Elle intègre ensuite une licence de Design graphique à l’université de Bagdad, et reçoit ce second diplôme en 2004.

Musicienne multi-instrumentiste, elle a joué au sein du groupe irakien Ishtar. Cette formation, composée de femmes interprétant des musiques traditionnelles,
>a proposé plusieurs concerts à travers l’Irak.

Elle participe par ailleurs à de multiples manifestations artistiques et musicales pour le centre culturel français de Bagdad.

En 2008, la situation politique irakienne la conduit à quitter le pays pour réaliser son rêve artistique. Elle décide alors de venir en France et reprend ses études d’arts appliqués à l’Université Jean-Jaurès de Toulouse.Malgré des difficultés, elle parvient à obtenir l’asilepolitique.

En 2013, elle rencontre l’artiste compositeur Lakhdar Hanou qui lui propose de travailler avec son groupe, leLakhdar Hanou Ensemble. Chanteuse et percussionniste de talent, héritière d’une culture orientale riche, elleintègre le projet «Ne Fût-ce qu’en Chine».

La suite de l’histoire, c’est celle d’une musicienne profondément attachée à ses racines culturelles, qu’elle souhaite partager avec le monde. Artiste ambitieuse, Suzanne ne cessera de faire voyager sonpublic à travers son chant. Elle est influencée par deschanteuses arabes telles que Fayroz, ou encore par le chanteur irakien Nadhem Alghazali.

La musique et le chant constituent un lien d’amitié très fort entre Lakhdar et Suzanne. On remarque dansleur répertoire l’influence forte de la musique Arabo-Andalouse; qui enthousiasme aussi bien les oreilles orientales qu’occidentales et qui trouve une résonance en chacun.

Suzanne Abdalhadi